Cecile Lelieur

Cecile Lelieur

J’aime découvrir chaque jour les innovations et les projets scientifiques réalisés dans le monde. Issue d’un cursus en  Science de la Vie, je poursuis actuellement mon parcours universitaire dans un master en communication scientifique. 

Entretien avec Carine Schroder, psychiatre et spécialiste du sommeil au CHU de Strasbourg. Elle revient sur l'emploi de la luminothérapie à l'hôpital et par les particuliers...

sans titre-1Regina De Almeida, réalisatrice, revient  sur son cursus universitaire et professionnel. Elle intervient dans le cadre d’ateliers vidéo dans plusieurs instituts pénitenciers. Sa formation en sciences humaines a-t-elle une influence sur son parcours professionnel ? Comment utilise-t-elle ses compétences en sciences humaines pour ses ateliers en milieu carcéral ?

En quoi consiste votre travail au sein des administrations pénitentiaires ?

On m'a proposé un atelier d’analyse cinématographique dans le cadre d’un projet de la Scène Nationale de Mulhouse, la Filature, en collaboration avec la Maison Centrale d’Ensisheim (prison de longues peines). Le but du projet était de tisser une relation, au départ difficile, entre les citoyens et les prisonniers. J’y encadrais un groupe d’hommes dont la mission consistait à visionner des documentaires et fictions et a opérer un choix. Leur participation aux séances de présentation des films sélectionnés, en présence du grand public, n’était évidemment pas possible. Nous avons donc monté des petits films de 2 minutesexpliquant leurs choix. Mais, j’ai voulu aller plus loin dans cette démarche.

Que faites-vous alors aujourd’hui?

Mon envie était de travailler sur le visionnage filmique et surtout de proposer un atelier d’initiation à la réalisation. Entourés d’une équipe de professionnels sur 15 mois, les détenus ont réalisé un film, « A La Limite…. Traces », un documentaire de 32 minutes au sein même de la Maison Centrale. Tous les détenus de cette maison y sont pour de longues peines voir même des condamnations à perpétuité. Ce film explique les différentes réalités de l’emprisonnement via des séquences d’entretien avec les prisonniers, leurs points de vue sur l’établissement et sur le monde extérieur.

J’encadre, actuellement, le même atelier à la Maison d’Arrêt de Strasbourg.

Quelle est la place des sciences sociales dans cet atelier ?

Elles tiennent une place primordiale. Ma formation universitaire en ethnologie m’a beaucoup appris. Nous ne devons pas uniquement rester concentré sur les cultures inconnues que l’on assimile comme lointaines mais aussi sur celles très proches et souvent incomprises comme le milieu carcéral.

Par l’audiovisuel, les détenus découvrent qu’ils peuvent s’exprimer autrement et faire passer leurs messages à travers les images, consciemment ou non. On rejoint, ici, l’ethnologie qui permet de s’ouvrir à la compréhension de l’autre.

Nous abordons les mêmes caractéristiques en cinéma et en prison : le temps et le lieu. Les détenus se sentent vraiment touchés par ces deux notions, par leur vie quotidienne, et s’impliquent d’autant plus dans l’atelier.

Par ma formation, j’essaie également au maximum de ne pas porter de jugement sur les détenus. Je traite les prisonniers de la même façon que mes étudiants.

Cécile Lelieur

Formation et parcours universitaire de Regina De Almeida :

Tout d’abord, elle débute par des études de journalisme au Brésil. Après l’obtention de son diplôme, elle part en France pour perfectionner son français et poursuit ses études avec un diplôme universitaire en audiovisuel. Par la suite, elle travaille beaucoup dans le domaine de la réalisation. Elle co-fonde une maison de production Corinna Internationale, qui lui permet de travailler sur des films à travers le monde. Enfin en 2007, elle obtient une maîtrise en ethnologie et un master d’expertise anthropologique et culturelle.

Mercredi, 21 Novembre 2012 15:37

Édito – Sciences sous le Soleil

Enfin le soleil est là. Après un printemps maussade, les médias inondent les kiosques de titres clinquants: «  Préparez votre peau au soleil », « Attention aux cures de vitamine D », « La crème solaire : comment bien vous protéger »... Cette vague médiatique est immanquable pour le grand public à l'arrivée de la période estivale.... Mais la science, où est-elle dans tout ça ?

La polémique fait rage entre la communauté scientifique et les commerciaux.

Pendant que certains clament haut et fort qu'il faut se méfier des effets du soleil sur l'organisme en entrainant avec eux une grande psychose du cancer de la peau et autres cancers en tous genres... D'autres affirment que le soleil serait bien plus bénéfique pour l'être humain tant sur le point de vue physique, que physiologique ou encore psychologique. Alors, le public navigue entre les différentes hypothèses et arguments proposés et il se contente de faire un accommodant arbitrage.

Ou en est la médiation scientifique sur un sujet qui nous concerne tous ?

Préparez vos crèmes solaires et vos connexions internet, dans ce numéro, il est temps d'aborder le soleil sous un angle scientifique. La prévention c'est important, la médiation l'est tout autant.

soleil

Références pour les représentations du soleil : Graphis, le numéro 100 datée de 1962, Blog de Peter Gabor, "Esclaves jetant par-dessus-bord les morts et mourants" et "Didon construisant carthage"et "the fighting temeraire" de William Turner, " Paysage avec cyprés" de Vincent Van Gogh.

Pour la Fête de la Science à Strasbourg deux ateliers seulement étaient dédiés aux domaines des mathématiques. Reportage au cœur des chiffres…